Free Software Fondation : “Nous formaliserons nos licences à vos demandes”

Le titre fait très slogan publicitaire.

Et c’est sans transition que je vous pose la question suivante :

Les logiciels libres peuvent-t-ils fonctionner sur un OS privatif ?

« Bien sûr qu’ils le peuvent ! Crétin ! », je vous entends penser d’ici !

Bon, OK, je reformule :

les prérogatives, définies par M.Stallman, des logiciels libres sont-elles applicables sur un OS privatif ?

Mettons ici la fameuse licence GPL de coté, elle n’est qu’une interprétation formelle destinée l’application philosophique de R.Stallman.

Non… attardons-nous sur ce que R.Stallman critique.

R.Stallman met en avant les problèmes que l’on peut rencontrer lors de l’utilisation d’OS privatif.

Il nomenclature les découvertes de porte dérobée, de censure, d’insécurité, etc. de tous produits issus du GAFAM : Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft

«

Président (bénévole) de la F.S.F

 Avec le logiciel privateur [Apple], le programme contrôle les utilisateurs et une autre entité (le développeur ou le « propriétaire ») contrôle le programme. Donc le programme privateur [ Mac OS d’Apple ] à son développeur du pouvoir sur les utilisateurs. C’est injuste en soi; de plus, cela induit chez le développeur [d’Apple] tentation de faire du tort aux utilisateurs par d’autres moyens encore […] »

On peut en déduire que, pour R.Stallman, le palliatif à ces fourberies (initiées éventuellement par Apple) ne peut être que l’application d’une ouverture des sources aux fins de vérification par tout à chacun.

En effet, cela peut-être une solution.

Mais…y’a un problème

F.S.F : une cohérence librement privative.

Dernièrement, j’ai repeint ma cuisine.

Oui, je sais, tout le monde s’en fou !

J’ai pris grand soin de nettoyer le support ( donc les murs ) afin d’accueillir ma fraîche peinture.

Pourquoi ai-je pris du temps à préparer le support ?

Celui-ci n’avait pourtant pas d’énorme irrégularité ! il n’y avait pas de creux, pas de bosse.

Non.

Mais, d’après mon fournisseur et au regard des directives mentionnées par le fabricant sur le pot de peinture, l’ancien revêtement n’étais pas compatible avec mon nouveau matériau.

Une chose qui repose sur un support altéré ne peut que subir les effets causés par ce même support.

Analogie :

Mon support ? c’est Mac OS X 10.7, OS privatif tant décrié par R.Stallman

Ma nouvelle couleur ? C’est Audacity garantie implicitement par Stallman via l’exploitation de sa licence GPL.

J’exploite donc un logiciel libre : Audacity sur un OS privatif : OS X.

En 2015, le site Truesecdev informe qu’un backdoors a été implanté intentionnellement par Apple afin de disposer d’une élévation de privilège.

Pas bien.

Donc, tout ce que j’ai produit avec Audacity pouvait être accessible par Apple ( dixit Truesecdev ).

M.Stallman s’indigne et exploite cette information afin de promouvoir le logiciel libre.

C’est de bonne guerre.

Mais, à y regarder de plus près, à quoi sert un logiciel défini comme libre à la R.Stallman, si le support est privatif ?

Car ce petit « fait divers » du backdoor démontre que la mise à disposition du code source (Audacity) n’a aucun intérêt tant qu’il est exploité par un support vicié ( Apple Mac OS X dans ce cas).

Toutes les idées de R.Stallman dépendent donc du support qui accueille sa philosophie, représenté sur la forme via la licence GPL.

En outre, R.Stallman à omis d’en faire la remarque, peut être que cela reviendra à interdire, par extension, la GPL au privatif ?

Pas sûr que les développeurs seraient d’accord à brider la portabilité de leur travail, cela reviendra à contredire la notion de distribution inhérente au discours de R.Stallman.

Le chat se mordrai-t’il la queue ?

Le libre Stallmanien n’est “dogme” que si et seulement si elle est supportée par son propre poids, soit un système complètement libéré avec des applications libérées et un hardware libéré (sic…).

C’est à ces conditions que la philosophie Stallanienne tient la route, juste la…cohérence.

Haaa…j’entends déjà dire « Non ! M.Stallman prône la liberté même pour les OS ! d’ailleurs, il en cite plusieurs ! ( Trisquel… )”

Certes.

Donc, a contrario, en prônant ces distributions, M.Stallman démontre inexorablement que le libre ne peut être qu’exploité exclusivement sur un support libre.

Sinon à quoi bon adouber ses distributions recommandées par la FSF et rejeter les autres ?

Il déroge à son propre dessein, sa philosophie, et, a fortiori, à l’expression formelle de sa propre penser : la G.P.L

Si M.Stallman met en marge toutes distributions qui tendent vers le libre ( Arch, Debian… )  intègrant des blobs propriétaires, alors on imagine facilement ce que M. Stallman pense des OS privatifs aux codes, même en parties, hermétiques !

Et bien, détrompons-nous !

M. Stallman aime les OS privatifs et par extension les privateurs, jusqu’à collaborer à l’élaboration d’une “GPL mutante” en supprimant les éléments gênant les intérêts de son collaborateur : Apple.

Puis adoube ce concept collaboratif pour enfin, surement dans le cadre de ce donné un reste de crédibilité, être indigné sur un point incompatible avec la GPL.

Point qui, par ailleurs, est l’objet même des principes fondamentaux de M.Stallman, mais qui gênait la progéniture du pommier !

Ou comment M. Stallman déroge, à la demande d’un poids lourd, en fractionnant son idéologie pour l’adapter à la demande de son partenaire.

Je t’aime…moi non plus…

Je mets, encore une fois, la formalité GPL de coté, pour ne me concentrer que sur la philosophie de M. Stallman.

Steve Jobs, co-fondateur d’Apple

Rappel historique : S. Jobs a fondé son UNIX autour du libre.

Déjà, à l’époque de Next ( machine/OS destiné de base à l’éducation ), S. Jobs était persuadé que la communauté du libre profiterait à son entreprise.

Afin de garder la main sur des choses qu’il voulait « libérées » à profit, S. Jobs entreprit de réglementer les éléments constituant une partie de son OS.

M. Jobs étais un communicant hors pair et savait que pour drainer les forces du libre il était nécessaire de travailler avec…R. Stallman, le symbole libertaire, le…philosophe.

Oui, M. Stallman ! Le même qui dit que les produits d’Apple ont des portes dérobées intentionnelles, ne sont pas sécurisés, sont ingérants, saboteurs, espionnent l’utilisateur, ne sont pas rétrocompatibles, appliquent les DRM, enferment les utilisateurs dans une prison, sont tyranniques (sic…), ont des pratiques trompeuses !

M. Stallman constate que l’OS d’Apple est vicié et le démontre en douze points fondées et référencé sur le site de la F.S.F. !

De fait, on se dit, par cohérence vis-à-vis de ses convictions et des faits précédemment énumérés, qu’il ne peut entreprendre un travail collaboratif quelconque avec une entreprise qui est le symbole de son combat.

M.Stallman peut aspergé le déodorant libertaire de la FSF sur Apple qu’à la condition sine qua non que celui-ci lave son OS de toutes les « crasses» qu’a répertorié ce même M. Stallman, sans quoi, une collaboration serai intellectuellement malhonnête.

Donc impossible ?

 “Fontaine, je ne boirai jamais de ton eau” ?

Les avocats d’Apple ont travaillé avec la FSF pour produire une licence conforme { à la requête d’Apple }.

Les problèmes précédemment décrits sur cette page sont toujours des problèmes potentiels pour d’autres licences, mais ils ne s’appliquent pas à la version 2.0 de l’APSL.

Nous encourageons toute personne qui utilise une quelconque version de logiciel Apple régie par l’APSL à utiliser les termes de la version 2.0 plutôt que ceux d’une licence plus ancienne…”

Bien évidemment, M. Stallman met en avant le travail collaboratif avec Apple pour la 2.0 ! Tout le monde trouvera étrange que la FSF affirme que ” en fait non, ce qu’on à fait, c’est de la merde ! (sic…)

“Dans la version 2.0 de l’APSL, la définition de « déployé extérieurement » [Externally Deployed] a été réduite de façon appropriée pour respecter les libertés des utilisateurs.

La position de la FSF a toujours été que la liberté du logiciel libre est d’abord destinée aux utilisateurs de ce logiciel.

Les technologies, comme les applications web, changent la façon dont les utilisateurs interagissent avec le logiciel.

L’APSL 2.0, comme la licence publique générale GNU Affero, cherche à défendre la liberté de ceux qui utilisent le logiciel de cette manière novatrice, sans gêner excessivement leur vie privée ni la liberté d’utiliser le logiciel.”

Comme dit plus haut, l’APSL est une politique d’APPLE, de fait l’ensemble des caractères d’Apple est représenté par ses ouvrages.

En l’espèce, c’est le désir d’Apple de formaliser l’APSL légitimé par la FSF puisqu’ils collaborent .

De ce postulat, nous pouvons réduire l”Apple Public Source License” par l’initiateur de ce projet : “Apple”.

Remplacer dans leur texte ci-dessus “APSL” par “APPLE”, c’est….amusant.

La FSF considère maintenant l’APSL comme une licence de logiciel libre avec deux problèmes pratiques majeurs, qui rappellent la NPL :

Ce n’est pas un vrai copyleft, parce qu’elle autorise des liens avec d’autres fichiers qui peuvent être entièrement privateurs (propriétaires).

Peut être étais-ce le point qu’Apple voulait supprimer ? avec l’acquiescement de M. Stallman pour tous le reste.

Si cela n’avait pas été le cas, Apple aurai exploité la GPL déjà défini.

Mais le “copyleft” gênait surement Apple perdant le contrôle.

Rappelons que le”copyleft”stipule que celui qui redistribue un logiciel, avec ou sans modification, doit aussi transmettre la liberté de le copier et de le modifier. Le copyleft garantit cette liberté à tous les utilisateurs. }

Elle est incompatible avec la GPL.

Cette dernière phrase est cosmétique, puisque l’incompatibilité n’est que l’effet causé par l’annihilation du “copyleft”.

Pour cette raison, nous vous recommandons de ne pas utiliser cette licence pour publier de nouveaux logiciels ; mais il n’y a pas de problème à utiliser ou améliorer des logiciels publiés par d’autres personnes sous cette licence.

A qui profiterai les applications réglementées par l”APSL” à part pour un utilisateur subissant la “tyrannie” d’Apple (dixit M. Stallman), puisque cette même application est interdépendante aux modules privatifs contrôlés par la pomme ?

À part cela, nous devons nous rappeler que seule une partie de Mac OS X est publiée sous l’APSL.

Même si les défauts rédhibitoires de l’APSL étaient corrigés, et si les problèmes pratiques étaient résolus, cela n’avait aucun effet sur les autres parties de Mac OS X dont le code source n’est pas diffusé du tout.

Pour juger toute une société, nous ne devons pas nous contenter d’une partie de ce qu’elle fait.

M. Stallman avoue donc, que sa philosophie ne peut être appliquée que sur un support “sain” !

L’APSL n’est qu’une GPL tronqué dans sa substance philosophique ( le “copyleft” ) qui était le seul point noir pour les intérêts d’Apple.

Pourquoi, comme pour Apple, ne pas déplacer le curseur philosophique Stallmanienne, apparemment amovible, à des distributions comme Arch, Debian, etc. ?

Une licence qui aurai pour intérêt, comme l’APSL, d’être adoubée par R. Stallman, donnant une cohérence aux distributions Linux ?

Ah oui, je dis “Linux”, Mac OS intègre les outils GNU, c’est pas pour autant qu’on dit GNU/MAC OS ?

Certes, je n’ai aucun doute sur la sincérité de la FSF.

Je pointe du doigt un manque de cohérence ainsi que des dérogations philosophiques qui mettent en péril l’intégrité de la vision FSF du libre.

Je mets en avant les deux poids deux mesures entre ceux qui sont à des années lumières du libre et ceux qui essayent de s’y rapprocher malgré l’incorporation de quelques blobs qui maintient un système utilisable.

Avez-vous essayé une distribution certifiée FSF dans la vie de tous les jours ?